Na edição de novembro da CARDUS, escrevi sobre Lucien Fohrer — o “Construtor de Solidariedade”, artesão de casinhas alsacianas, voluntário da associação La Manne, homem de mãos que erguem beleza e coração que semeia bondade. Abriu-me as portas do seu atelier, no coração de Colmar, joia rara da Alsácia francesa, onde as ruas parecem bordadas de história.
Num tempo em que os postais de Natal se tornaram quase lenda, chegou-me o mais belo presente. Foi na noite de Consoada, ao regressar a casa, que decidi abrir os envelopes esquecidos no aparador. Entre faturas e papéis sem alma, um envelope diferente, adornado com selos de Colmar — cidade que me acolheu nas férias de outubro, como quem oferece um abraço.
Dentro, um gesto que aqueceu a noite: duas fotografias escolhidas com ternura. No verso, as palavras que dançam até hoje na minha memória:
"Minha querida Ana, estas duas fotos: na primeira, na Catedral Saint-Martin de Colmar, estou a dar de comer às cegonhas; na outra, a minha casa, que conhece tão bem. O seu artigo na CARDUS encantou-me. Encaminhei-o para a ‘MANNE’ para que o utilizassem. As linhas que escreveu com tanto amor, pude até lê-las em francês. Muito obrigada novamente. Um Feliz Natal e um Próspero Ano Novo de 2026. Abraços, Lucien.”
A cegonha branca — símbolo da Alsácia — pousa como promessa: sorte, renovação, primavera. Que venha a sorte. Que venha a renovação. Que venha a primavera. Que venham os dias em que gestos simples iluminam a vida.
Obrigada, Lucien.
Bom Ano Novo!
Ana B. Suspiro
L’article du mois de novembre du journal CARDUS, évoquais Lucien Fohrer, le « Bâtisseur de Solidarité », artisan de maisons alsaciennes, bénévole auprès de l’association La Manne, un homme dont les mains créent la beauté et dont le cœur sème la bonté. Il m’a ouvert les portes de son atelier, au cœur de Colmar, un joyau rare de l’Alsace française, où les rues semblent brodées d’histoire:
À une époque où les cartes postales sont devenues presque légendaires, j'ai reçu le plus beau des cadeaux. C'est la veille de Noël, en rentrant chez moi, que j'ai décidé d'ouvrir les enveloppes oubliées sur le buffet. Parmi les factures et les papiers sans âme, une enveloppe différente, ornée de timbres de Colmar – la ville qui m'avait accueillie pendant mes vacances d'octobre, comme une étreinte chaleureuse.
À l'intérieur, un geste qui a réchauffé la nuit : deux photographies choisies avec tendresse. Au verso, les mots qui résonnent encore dans ma mémoire :
«Ma chère Ana, Par ces 2 photos : sur la Collégiale de Colmar, où je donne de la nourriture aux cigognes ; l’autre de la maison que vous connaissez bien. Votre article m’a vraiment fait plaisir et je me suis empresser de le transmettre à la MANNE pour qu’ils l’exploitent. C’est vraiment avec beaucoup d’amour que vous avez écrite ces quelques lignes, et en plus, j’ai pu le découvrir en français. Merci encore et un Joyeux Noël et une Bonne Année 2026. Je vous embrasse, Lucien.»
La cigogne blanche — symbole de l'Alsace — se pose comme une promesse : chance, renouveau, printemps. Que la chance soit avec nous. Que le renouveau vienne. Que le printemps arrive. Puisse le temps illuminer nos vies de simples gestes.
Merci, Lucien.
Bonne année !
Ana B. Suspiro